La rencontre et le temps

Dimensions de la psychanalyse

Séminaire préparatoire au colloque d’octobre 2018

La rencontre et le temps

On veut cette année dans cette rencontre sur la rencontre s’arrêter davantage sur ce que pour la psychanalyse rencontrer peut signifier. Est-elle un art de la rencontre par où l’analysant est re-présenté au monde, l’amour alors comme horizon ? Est-elle au contraire une façon de non-rencontre en tant que l’analyste est justement autre, celui qu’on ne rencontre pas ?
Les cures psychanalytiques, les passes, les cartels fonctionnent sur des rencontres ― bonnes ou mauvaises, c’est à considérer dans chaque cas. Mais le bon heur, le kaïros, qui sont des étincelles, peuvent-ils faire l’objet d’une transmission ? Comment un effet de hasard peut-il s’objectiver comme méditaient les surréalistes, disons : perdurer enough.
La contingence des rencontres, le suspense (qui n’est pas l’Aufschub, la suspension) assurent-ils les effets subjectifs d’une version vers le Père, de la contingence à la nécessité ? Effet de surprise, serendipity quand les déplacements de l’inconscient prennent le sujet à contrepied, et d’un coup libèrent le désir.
Si le monde a été fait pour les rencontres, comme le prétend le Zohar, il reste que les rencontres ne sont pas angéliques, que des systèmes depuis toujours les planifient et que le tour virtuel que prend le monde les a modifiées.
Et puisque l’analyste ne peut pas être un témoin, il reste l’objet qui anticipe sur une rencontre inédite et indécidable quant à son existence.

F. Ardeven

Programme

14 janvier :

  • Jeanne Lafont
  • Stéphane Dugowson

18 mars :

  • Michel Thomé et Marie-Laure Caussanel
  • Frédéric Nathan-Murat

10 juin :

  • Emmanuel Brassat
  • Robert Forest

Lieu, dates, horaires
À l’IPT, 83 boulevard Arago, 75014 Paris,
les dimanches 14 janvier, 18 mars et 10 juin 2018,
de 11 h à 13 h. Accès libre.

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