Colloque de Dimensions de la psychanalyse les 30 septembre et 1er octobre 2017

Dimensions de la psychanalyse
dimpsy@wanadoo.fr

Colloque de Dimensions de la psychanalyse
L’impact de Mai 68 sur la psychanalyse
les 30 septembre et 1er octobre 2017

En quoi Mai 68 a-t-il modifié la psychanalyse ne serait-ce qu’au travers du discours de Lacan ?

Aujourd’hui la distance d’avec les « événements » de mai 68 ― et leur cinquantenaire ― est une gageure : peut-on « éprouver » encore les En-Je (Lacan) de ce « joli mai » ? Ouverture et fermeture rapides (mais la Commune de Paris a duré à peine plus de deux mois, avec d’autres enjeux ― et les Versaillais sont toujours sur la brèche). Peut-on saisir avec un tel délai ce qui subsiste de ce qu’a été ce chamboulement (qui plus est au moins européen) ?

Aussi pour prendre les choses au plus proche de ce qu’impliquait de jouissance (non sans entraves, malgré le côté votif de certain slogan sérigraphié) cette courte période, tout en en considérant les effets transformateurs sur la psychanalyse (après « l’excommunication » de Lacan) et sur la société, autant s’appuyer sur le séminaire qui suivit L’acte psychanalytique, interrompu par lesdits événements, soit D’un Autre à l’autre (1968-1969).

Un seul exemple : si Lacan a parlé de jouissance quasiment depuis ses premiers séminaires, en fait c’est en ce 13 novembre 1968 qu’apparaît le plus-de-jouir. Un exemple parmi d’autres de l’effet de ces soubresauts sociologiques et sociaux sur la théorie de la psychanalyse.

Mais les pistes de travail sont multiples.

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Les « évènements » de Mai 68 n’ont donc pas été sans assurer la psychanalyse, du moins celle qui prolonge Freud dans Lacan, d’un fondement de récursivité, tel que rien de ce qu’elle met en place, en théorie comme en pratique, ne s’assure que de ce que c’est censé induire : au plan des symptômes comme au plan existentiel du sujet, au plan de la jouissance de celui-ci comme dans le plus-de-jouir (Lustgewinn de Freud), au plan des structures en oeuvre comme dans l’organon qui les étaye, au plan des institutions.

C’est en particulier à faire ressortir un tel impact de ces quelques semaines sur l’évolution de la psychanalyse qu’on s’attachera dans ce colloque. Un saut s’est effectué : de la Proposition sur la passe à sa mise en place, de la fonction de l’acte au champ dévolu à l’Autre, de la raison signifiante à l’objet qui la matérialise…

En particulier ― effet de ces « événements » ? ―, Lacan met la psychanalyse aussi entre les mains des non-analystes. À eux d’adjoindre leur critique ― positive ou non ― à cette « crise » de la psychanalyse qui lui est inhérente comme le clivage signifiant fonde le sujet.

René Lew

Lieu, horaires, inscription
Institut protestant de Théologie, 83 bd Arago, 75014 Paris,
salle 11, le samedi 30 septembre, à partir de 9h30,
et salle 1, le dimanche 1er octobre, à partir de 9h30.
Inscription : 80 € pour les non-membres (entrée libre pour les étudiants et les demandeurs d’emploi) à l’ordre de :
Dimensions de la psychanalyse, 10 avenue Charles-Floquet, 75007 Paris.
Pour information : 06 12 12 85 97.

L’impact de Mai 68 sur la psychanalyse
Programme

programme du colloque

Samedi matin (9h30), salle 11
– Bernard Foutrier : Le P. C. F. dans les années 60
– Simone Lamberlin : Psychanalyse et antipsychiatrie
– Jean-Jacques Moscovitz : Mai 68/Mai 70 séparation de la neurologie
de la psychiatrie / folies et psychanalyse
 Sarah Schulmann : Les femmes sortent « en corps »

Samedi après-mid
i (14h), salle 11
– Yann Diener : « Précipité en bas de sa monture théorisante par l’illumination maoïste »
– Amîn Hadj Mouri : Avènement du discours analytique et mascarade hystérique
– Thierry Simonelli : Psychanalyse, critique et utopie
– Emmanuel Brassat : Émancipation sociale ou subversion du sujet ? Mai 68 ou le désir de révolution

Dimanche matin (9h30), salle 1
– René Lew : Dans le fil de Mai 68, la rupture de Lacan avec l’ontologie
– Michel Roussan : Pour reprendre l’expression d’Esther : « Nous avons vécu langue. »
– José Guey : À propos des conclusions du Congrès de l’E. F. P. de juillet 1978
– Karim Jbeili : Liquidation de la dimension anthropologique ou Les deux ressorts de la cure
– Pierre Smet : Psychanalyse et institution

Dimanche après-midi (14h), salle 1
– Jean-Charles Cordonnier : Y a-t-il eu une introduction du maoïsme en psychanalyse ?
– Pierre Pitigliano : Lacan in the Sky with Diamonds : politiques de l’hallucination
– François Ardeven : Le bord du situationnisme
– Jeanne Lafont et Andrah Noblecourt : Sur La Chinoise de Jean-Luc Godard
– Jean-Claude Fauvin : Les vertus structurantes de la méconnaissance
– Frédéric Nathan-Murat : 68 dans le rétro de ses effets : la réaction

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