Posts in Category: Colloques

Berlin, Colloque

Sandrine Aumercier et Frank Grohmann,
Psychoanalytische Bibliothek, Berlin
Lis Haugaard et Osvaldo Cariola,
Freuds Agora, Copenhague

Biennale de la psychanalyse
à partir du travail de René Lew

Place et raison de la pulsion de mort dans le schématisme de la psychanalyse

les 8, 9 et 10 juin 2019
(éventuellement les 7-10 juin)

L’enjeu actuel pour la psychanalyse est de rendre compte de son caractère de science imprédicative, car l’anticipation, centrale dans l’expérience et la théorie analytiques, en dépend (pas d’anticipation sans imprédicativité, en effet). Cependant la dite anticipation n’a rien de prédictif. Elle concerne avant tout la supposition, fondatrice en ce que l’après-coup récursif la confirme dans son absence opératoire. Voilà pourquoi le rêve, au dire de Freud, confirme bien un désir inconscient sans pour autant donner accès à une quelconque mantique.

Paris, Colloque Lysimaque

Lysimaque
lysimaque@wanadoo.fr

De Leibniz à Lacan…
Lacan pas sans Leibniz

les 11 et 12 mai 2019

« Perceptio, volitio, omnesque modi tam percipiendi quam volendi, ad substantiam cogitantem referentur; ad extensam autem, magnitudo, sive ipsamet extensio… figura, motus, situs, partium ipsarum divisibilitas. »

Descartes, Principes I, 48.

« Je ne suis pas encore content de l’algèbre, en ce qu’elle ne donne ni les plus courtes voies, ni les plus belles constructions de géométrie. C’est pourquoi lorsqu’il s’agit de cela, je crois qu’il nous faut encore une autre analyse proprement géométrique ou linéaire, qui nous exprime directement, situm, comme l’algèbre exprime magnitudinem. Et je crois d’en voir le moyen, et qu’on pourrait représenter des figures et même des machines et mouvements en caractères, comme l’Algèbre représente les nombres ou grandeurs. »

Lettre de Leibniz à Christian Huygens
du 8 septembre 1679.

Pour Leibniz le nombre ne convient pas pour aborder la géométrie, car il ne tient compte que des grandeurs mais pas des formes. Le formalisme geometric-friendly qu’il recherche doit exprimer directement : situm, les objets de la géométrie. Il n’y parviendra jamais.

Paris, Colloque : La rencontre et le temps

Dimensions de la psychanalyse
dimpsy@wanadoo.fr

les 29 et 30 septembre 2018

La rencontre et le temps

Un colloque est une rencontre, en principe à plusieurs, experts, plus ou moins, ce qu’on est toujours, destiné à partager, à communiquer un savoir, une expérience, un dire si possible. Se glisse dans une rencontre sur la rencontre une récursivité vertueuse. En grec ancien on disait symposium et le symposium où Socrate défait ― disons-le ainsi comme on dit à la fois défaire un noeud et provoquer la défaite ― les conceptions sphériques de l’amour pour en suggérer la forme transférentielle comme Lacan le redécouvrit dans le séminaire sur le transfert. Une rencontre, c’est aussi bien une joute, un combat, un heurt (mais il y rentre aussi du bon heur, du kaïros stoïcien). On se rencontre pour se mesurer, dit-on. Aussi notre colloque parlera un peu de lui-même, de la rencontre qu’il veut être, en un temps où les rencontres sont devenues si rares, où de l’insulte semble prête à sourdre sitôt levées les censures que notre société s’impose encore. C’est le travail énigmatique des modérateurs masqués sur les sites de discussion, ou de convivialité. Le village mondial est rien moins que paisible. Les rencontres facilitées s’accompagnent comme exactement d’un raidissement des identités, sous le regard d’un capitalisme mondialisé qui encaisse les plus-values de ces échanges accélérées comme infiniment par les applications de rencontre qui se sont mises à pulluler. Reste aussi à déterminer si ces applications qui fixent un standard relèvent soit de la vieille fatalité d’un homme nécessairement technicien (c’est avec Babel par exemple que dans la bible se découvre cette naturalité de l’innaturalité) ?