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Colloque de Dimensions de la psychanalyse les 30 septembre et 1er octobre 2017

Colloque Lysimaque – Parménide et le Parménide de Lacan, Héraclite en contrepoint

Lysimaque
lysimaque@wanadoo.fr

Paris, les 7 et 8 avril 2018

Parménide et le Parménide de Lacan,
Héraclite en contrepoint

 

« Néanmoins, pour ceux qui désireraient s’exercer à quelques petits tours d’esprit destinés à leur assouplir les articulations, je ne saurais trop leur recommander, à toutes fins utiles, la lecture du Parménide. C’est quand même là que la question de l’un et de l’autre a été attaquée de la façon la plus vigoureuse et la plus suivie. »

J. Lacan, Le moi dans la théorie de Freud
et dans la technique de la psychanalyse,
séance du 25 mai 1955.

« C’est l’Autre comme tel, l’Autre radical, l’Autre en tant qu’autre, celui de la 8ème ou 9ème hypothèse du Parménide, qui est aussi bien le réel dans son caractère également le plus radical, le pôle réel de la relation subjective, et qui est aussi bien — nous y reviendrons à la fin — ce que Freud appelle … ce où il attache la relation à l’instinct de mort. »

Ibid., séance du 29 juin 1955.

Lacan aurait voulu tenir un séminaire sur Parménide. Dans son sens, nous aurions pu intituler ce colloque Lalangue de l’être ?, aussi pour paraphraser l’édition de Parménide que fit Barbara Cassin (Seuil, 1998). Mais l’intitulé des fragments, Sur la nature ou sur l’étant, aurait aussi convenu. Il permet de faire le lien avec Spinoza, Kant,… jusqu’à Heidegger ― pour ou contre (le cours de Heidegger sur Parménide date de 1942-1943).
Est-ce bien l’ontologie elle-même qui est le « sujet » de ce Poème ? Ou ne serait-ce pas lalangue, soit la signifiance organisée récursivement et que l’ontologie (Platon) discute. C’est là toute l’inversion du thumos en muthos (de Sextus à Simplicius).
« Polyphème, beau nom pour l’inconscient », comme choisit de le désigner Lacan qui lui-même réélabore la doxa en « opinion vraie », dans le lien du vraisemblable au vrai. Aussi est-ce bien à une rhétorique de l’inconscient qu’on a affaire ici et qui se présente comme devant être remise toujours en chantier : question de voie. L’épithumia participe des « passions de l’âme », sachant quoi qu’il en soit que « c’est de la pensée que ça décharge » (Lacan, « Télévision »). Et s’il n’y a de désir (quel qu’en soit l’objet) que fondé de concupiscence (dans l’angle d’abord freudien du sexe), quelle conséquence en tirer pour le désir de l’analyste, sachant qu’il est toujours seul dans sa relation à la cause psychanalytique ?