Posts Tagged: Colloque

Paris, Colloque

Dimensions de la psychanalyse
dimpsy@wanadoo.fr

les 2 et 3 octobre 2021

Impuissance et impossibilité en psychanalyse

Des discours à l’acte psychanalytique

Quel rapport des discours à l’acte psychanalytique ? Comment interviennent l’impossibilité et l’impuissance que Lacan y situe ? Comment ces modalités impliquent-elles l’acte lui-même ? En quoi la formalisation lacanienne des discours intervient-elle dans la pratique tout compris de la psychanalyse ? Qu’est-ce que les autres discours que celui de l’analyste induisent dans cette pratique ?

L’impuissance est celle qu’occasionne le faux face à la vérité qui parle et qui est seule productrice tant d’un sujet que d’un réel renouvelés. C’est dire que la vérité est poétique, et ne peut être que poétique, si elle est bien celle de la parole. Par contre le faux, comme l’Autre jouissance, est ce qu’il ne faudrait pas ; ou plus exactement ce qui malheureusement ne faut pas (ne choit pas) du fait de colmater la faille inhérente à la signifiance. Et c’est, dans sa massivité, en quoi il détermine l’impuissance à produire. Dans tout cela il faut entendre qu’il existe divers modes, diverses logiques, diverses structures de vérité — et pareillement pour le faux. N’y aurait-il qu’un seul type d’impuissance ? Qu’on pense aux divers modes de sidération psy-chotique (anidéisme, catatonie, athymhormie) ou aux divers modes d’inhibition névrotique touchant les différents types d’objet a, y compris au-delà des quatre-plus-un de Lacan (tergiversations obsessionnelles, paralysies phobiques, stagnation des conversions hystériques…).
Pour Lacan, précisément, dans les schémas des discours, l’impuissance et l’impossibilité ne sont cependant pas superposées. Aussi avons-nous à décoller de l’impuissance l’impossibilité. Comme l’on distingue névroses et psychoses, y compris à les relier.
Le plus étonnant est que l’impossibilité opère dans ce cas où un passage — et souvent nécessaire — laisserait entendre l’inverse :
 de S1 à S2 dans le discours du maître
 et de a à S/ dans celui de l’analyste.
Voilà ce qui est offert à la discussion. Ne serait-ce qu’à discuter de l’holophrase, en particulier dans la psychose, ou à reprendre la raison fonctionnelle du fantasme. Mais aussi pourquoi appeler « impuissance » le « retour »
 de S/ à S1 dans le discours universitaire,
 et celui de S2 à a dans le discours hystérique ?
On peut y voir respectivement la détermination de la passe et celle de la cure. Peut-être qu’il s’agit, avec l’impossibilité, de noter l’absence de lien entre l’agent et l’autre (ou entre le semblant et l’Autre).
Semblablement, avec l’impuissance, il ne peut s’agir que de ce qui falsifie la position du sujet vis-à-vis de la signifiance ou celle du signifiant vis-à-vis de l’objet cause du désir.

René Lew
12 avril 2020/21 avril 2021

Programme

Samedi 2 octobre
matin : 9h30
— René Lew : Dialectique du « signifiant polonais » avec l’impossibilité et l’impuissance dans les discours
— François Leroux : De la résilience inhérente au discours capitaliste
— Emmanuel Brassat : Puissance et actualisation de l’impossible

après-midi : 14h
— Florence Sztergbaum : Faire sauter les barrières
— Gérard Crovisier : Au-delà du tétraèdre des 4 discours
— Daniel Paola (Buenos Aires) : Du plus de jouir à l’objet a

Dimanche 3 octobre
matin : 9h30
— Marc Saint-Paul : Sur les tétraèdres orientés des quatre discours de Lacan
— Pierre Smet (Bruxelles) : Foi et vertus salutaires de la parole au-delà de l’impuissance et de l’impossibilité ?
— Sarah Schulmann : Pouvoir de l’impuissance

après-midi :14h
— Frédéric Dahan : Dispositif, discours et disparition
— Michel Roussan : Psychologie des foules, nudge, quatre ou cinq discours : l’Un-passe au politique ?
— Augustin Giovannoni : Lacan et Derrida. Sur la passion de la vérité

***

Lieu, horaires, inscription
IME Ambroise-Croizat, 6 rue Ambroise-Croizat, 93400 Saint-Ouen-sur Seine, le samedi 2 octobre 2021 de 9h30 à 16h, et le dimanche 3 octobre de 9h30 à 17h.
Inscription : 80 € (entrée libre pour les étudiants et les demandeurs d’emploi)
à l’ordre de :
Dimensions de la psychanalyse, 10 avenue Charles-Floquet, 75007 Paris.

Paris, Colloque

Lysimaque
lysimaque@wanadoo.fr 
06 12 12 85 97

Blanchot pas au-delà de Lacan ?

19 septembre 2020

Paris, Colloque

Lysimaque
lysimaque@wanadoo.fr

Textes du colloque

Blanchot pas au-delà de Lacan ?


Les mesures de confinement ont entraîné l’annulation du colloque.
Les textes des intervenants ainsi que les réponses de leurs commentateurs sont ci-dessous téléchargeables.
La discussion verbale de ces textes est repoussée au samedi 19 septembre 2020. Le lieu sera précisé ultérieurement.

― Maryan Benmansour : Blanchot l’impasse
    Emmanuel Brassat : Maryan Benmansour lecteur de Maurice Blanchot

― Jean-Charles Cordonnier : Amicalité et scissiparité (ou : il n’y a pas de communauté psychanalytique)
    John Dewitt : réponse à “Amicalité et scissiparité (ou : il n’y a pas de communauté psychanalytique)

― John Dewitt : Écriture anonymatique
    Sarah Schulmann : A propos du texte de John de Witt

― René Lew : Le tournant de la philia
     Frédéric Dahan : Lecture du texte de René Lew, « Maurice Blanchot : le tournant de la philia »

― Fabrice Leroy : Une attente sans objet ? À propos de L’attente l’oubli
     Jean-Charles Cordonnier : Lecture du texte de Fabrice Leroy

― Sarah Schulmann : Soulèvement
     Pierre Smet : Commentaire de Sarah Schulmann ; Acte, éthique, dialogue et pouvoir

― Emmanuel Brassat : Blanchot, la parole silencieuse
     Maryan Benmansour : Ainsi stance Blanchot

― Pierre Smet : À propos de l’expérience. Réel. Existence. Humain
     René Lew : à partir du texte de Pierre Smet sur Blanchot

― Frédéric Dahan : Une écriture du littoral
     Fabrice Leroy : À propos du texte de Frédéric Dahan

Lien vers le programme du colloque

Berlin, Colloque

Sandrine Aumercier et Frank Grohmann,
Psychoanalytische Bibliothek, Berlin, psybi-berlin.de
Lis Haugaard et Osvaldo Cariola,
Freuds Agora, Copenhague, freudsagora.dk

Biennale de la psychanalyse
à partir du travail de René Lew

Place et raison de la pulsion de mort dans le schématisme de la psychanalyse

les 7, 8, 9 et 10 juin 2019

L’enjeu actuel pour la psychanalyse est de rendre compte de son caractère de science imprédicative, car l’anticipation, centrale dans l’expérience et la théorie analytiques, en dépend (pas d’anticipation sans imprédicativité, en effet). Cependant la dite anticipation n’a rien de prédictif. Elle concerne avant tout la supposition, fondatrice en ce que l’après-coup récursif la confirme dans son absence opératoire. Voilà pourquoi le rêve, au dire de Freud, confirme bien un désir inconscient sans pour autant donner accès à une quelconque mantique.

Paris, Colloque Lysimaque : De Leibniz à Lacan…

Lysimaque
lysimaque@wanadoo.fr

Programme mis à jour

De Leibniz à Lacan…
Lacan pas sans Leibniz

les 11 et 12 mai 2019

« Perceptio, volitio, omnesque modi tam percipiendi quam volendi, ad substantiam cogitantem referentur; ad extensam autem, magnitudo, sive ipsamet extensio… figura, motus, situs, partium ipsarum divisibilitas. »

Descartes, Principes I, 48.

« Je ne suis pas encore content de l’algèbre, en ce qu’elle ne donne ni les plus courtes voies, ni les plus belles constructions de géométrie. C’est pourquoi lorsqu’il s’agit de cela, je crois qu’il nous faut encore une autre analyse proprement géométrique ou linéaire, qui nous exprime directement, situm, comme l’algèbre exprime magnitudinem. Et je crois d’en voir le moyen, et qu’on pourrait représenter des figures et même des machines et mouvements en caractères, comme l’Algèbre représente les nombres ou grandeurs. »

Lettre de Leibniz à Christian Huygens
du 8 septembre 1679.

Pour Leibniz le nombre ne convient pas pour aborder la géométrie, car il ne tient compte que des grandeurs mais pas des formes. Le formalisme geometric-friendly qu’il recherche doit exprimer directement : situm, les objets de la géométrie. Il n’y parviendra jamais.