Posts Tagged: Frédéric Nathan-Murat

Paris, Séminaire

Dimensions de la psychanalyse
Frédéric Nathan-Murat
06 80 90 99 65

Psychanalyse et politique
Politique de la jouissance

le dimanche de 11h à 13h

Plaisir, déplaisir, telles étaient les premières forces à nous mouvoir, comme à venir déterminer, structurer nos appareils psychiques, enseignait Freud. C’est que la jouissance était avant tout jouissance de la vie, dans la réitération de ses enjeux inconscients.
Puis le perçu advenant aperçu, la jouissance se fait jouissance de l’existence, jouissance de la signifiance.
Là le langage élabore sa « lalangue », pour franchir son non-rapport à la langue. C’est que la déesse intelligence se veut raisonnable et souhaite ne pas méconnaître ce qui la cause. Ainsi la jouissance joue de rapports signifiants qui ont tôt fait de mobiliser les narcissismes et leurs plus-de-jouir.
Dieu jouit-il de ses créatures ou sont-elles pour lui source de déplaisir, quand elles ne cessent de se repaître, de jouir de lui ? La jouissance est le cœur perpétuel du quotidien, où l’humain fantasme qu’il saura toujours trouver des solutions à ses méfaits et jouir encore en corps.
« La langue ne se contente pas de poétiser et de penser à ma place, elle dirige aussi mes sentiments, elle régit tout mon être moral d’autant plus naturellement que je m’en remets inconsciemment à elle », écrivait Victor Klemperer.
Il s’agira donc cette année d’en suivre les effets dans le champ du politique, comme dans celui de la politique.

F. N.-M.
Paris, le 30 mai 2019

Programme

— 8 décembre 2019
Frédéric Nathan-Murat : Y a-t-il un acte qui ne soit pas politique ?
Jean-Charles Cordonnier : Acte et violence

— 1er mars 2020
René Lew : La pathologie inhérente à la civilisation des choix rationnels
Amîn Hadj-Mouri : Éthique subjective et politique

— 26 avril 2020
Pierre Pitigliano : Hegel et le droit
Frédéric Dahan : Y a-t-il encore un mouvement freudien ?

Dates, horaires, lieu
les dimanches de 11h à 13h,
à l’IPT, 83 bd Arago, 75014 Paris, salle 1. Entrée libre.

Paris, Atelier

Maryan Benmansour, Emmanuel Brassat,
Jean-Claude Fauvin, Frédéric Nathan-Murat,
Pierre Pitigliano, Emmanuel Rosier & Co

Les Négativités

La question des négativités, tel qu’elle se pose dans notre atelier, est une hypothèse de cohérence. Autrement dit, tout discours, mais aussi tout acte, ne valent que par le sort qu’ils réservent au vide. C’est que le vide est au fond de la structure du langage. Toute prise subjective dans cette structure — philosophie, poésie, science, religion, art, politique, psychanalyse — est calée, explicitement ou non, sur un certain statut du négatif à partir duquel elle s’organise positivement. Ce calage sur le schématisme du vide est en tout cas ce qui opère comme hypothèse de cohérence, hypothèse qui est celle du lecteur calé sur le vide du texte, et dans le texte.
Déjà Gorgias dissolvait la philosophie naissante dans le Poème de Parménide, en démontrant la nullité des arguments ontologiques de l’éléate, en visant chirurgicalement les principes logiques mis en œuvre par Parménide pour constituer l’ontologie du Poème. Or, ces principes logiques sont ceux-là mêmes qui fondent tout discours philosophique, théologique, politique et scientifique à travers l’histoire : principe d’identité, principe de non-contradiction, principe du tiers exclu. Gorgias démontre magistralement qu’ils ne sont « rien » : rien comme « substance », mais ne valent que comme rapport (chez lui, social) dans l’acte de parole.
À son tour, Freud énoncera que l’inconscient fait fi de ces mêmes principes, ouvrant (ré- ?) la question de la signifiance et ce contre l’esprit de son temps (logico-positivisme), et encore plus du nôtre qui n’en a pas fini d’instituer un scientisme universel et violent, exclusif des logiques hétérogènes, des dissolutions, des exils.
Je prends le terme de « cohérence » non innocemment, car les « consistancy arguments » sont au principe de la subversion du schématisme de la physique classique par les modèles standards actuels relativistes et quantiques. Ceux-ci se sont en effet construits sur la base de l’éviction progressive du matérialisme ontologique de la science classique, au profit d’une épure de plus en plus radicale uniquement fondée sur l’organisation symbolique du schématisme mathématique. Ainsi, le boson de Higgs, « n’existe pas », n’est « rien » comme dirait un Steven Weinberg avec Gorgias : ce Higgs n’est pas un objet, ni une « particule », c’est une fonction algébrique cohérente avec le formalisme quantique relativiste.

Pierre Pitigliano, mars 2019

Lieu, dates, horaire
10 rue Saint-Antoine, 75004 Paris,
le 3ème jeudi du mois à 21h00, entrée libre.
Contact : Pierre Pitigliano — 0661554115
Frédéric Nathan-Murat — 0148872940.

L’impact de mai 68 sur la psychanalyse

Vient de paraître

L’impact de Mai 68 sur la psychanalyse

Actes du colloque de Dimensions de la psychanalyse des 30 septembre et 1er octobre 2017

François Ardeven, Emmanuel Brassat,
Jean-Charles Cordonnier, Yann Diener,
Jean-Claude Fauvin, José Guey, Amîn Hadj-Mouri,
Karim Jbeili, Simone Lamberlin, René Lew,
Jean-Jacques Moscovitz, Frédéric Nathan-Murat,
Thierry Simonelli, Pierre Smet

© Lysimaque, 2019. ISSN 2609-0880. ISBN 978-2-906419-30-8. 21 x 14,8. 253 pp. 20 €.

En quoi Mai 68 a-t-il modifié la psychanalyse ne serait-ce qu’au travers du discours de Lacan ? Aujourd’hui la distance d’avec les « événements » de mai 68 ― et leur cinquantenaire ― implique une gageure : peut-on « éprouver » encore les En-Je (Lacan) de ce « joli mai » ? Ouverture et fermeture rapides (mais la Commune de Paris a duré à peine plus de deux mois, avec d’autres enjeux ― et les Versaillais sont toujours sur la brèche). Peut-on saisir avec un tel délai ce qui subsiste de ce qu’a été ce chamboulement (qui plus est au moins européen) ?

Pour toute commande, veuillez vous adresser à la Lysimaque
lysimaque@wanadoo.fr