Posts Tagged: Jean-Charles Cordonnier

Lille, Cartel

Jean-Charles Cordonnier
jchcordonnier@hotmail.com

Entre nous, la pulsion de mort…

L’année dernière (de septembre 2018 à juin 2019) nous avons relu Jenseits des Lustprinzips (1920) de Freud, titre que René Lew (re)traduit par « De l’autre côté du principe de jouissance ».
Pour poursuivre dans ce frayage (Bahnung) qui nous mène à l’envers mœbien du principe d’existance, nous traquerons le concept de pulsion de mort dans le corpus de Lacan : depuis Les structures freudiennes des psychoses (« […] nous avons rapproché l’essence du symbole, très précisément, et plus précisément que tout, du caractère signifiant du symbole, quand nous l’avons situé au même point de genèse que l’intervention de la pulsion de mort. […] », séance du 2 mai 1956), jusqu’à Le moment de conclure (« La science est une futilité qui n’a de poids dans la vie d’aucun, bien qu’elle ait des effets, la télévision par exemple. Mais ses effets ne tiennent à rien qu’au fantasme qui, écrirai-je comme ça, qui hycroit. La science est liée à ce qu’on appelle spécialement pulsion de mort. C’est un fait que la vie continue grâce au fait de la reproduction liée au fantasme. Voilà », séance du 20 décembre 1977) en passant par les Écrits (« Le sujet parlant a ce privilège de révéler le sens mortifère de cet organe [la lamelle qu’est la libido], et par là son rapport à la sexualité. Ceci parce que le signifiant comme tel, a, en barrant le sujet par première intention, fait entrer en lui le sens de la mort. (La lettre tue, mais nous l’apprenons de la lettre elle-même.) C’est ce par quoi toute pulsion est virtuellement pulsion de mort », « Position de l’inconscient »). La chose nous est rendue à la fois plus complexe et excitante du fait que Lacan, dont le propos varie, ne la théorise jamais précisément — au lecteur d’y mettre du sien (nous confirmant dans notre choix de lecture de la pulsion de mort comme une des deux dimensions/faces de la pulsion même). Il y aura sans doute, dans ce parcours, à faire un long arrêt au Château de Lacoste, au séminaire L’éthique… où Sade (et sa/la seconde mort) et la (pulsion de) mort sont très présents…

J.-C.C.

Dates, heure, lieu, participants
Un jeudi sur deux, de début septembre à fin juin, à 20h30,
au bureau de J.-Ch. Cordonnier : 2bis, rue Princesse, 59800 Lille.
Y participent : Daniel Acanthe, Jean-Charles Cordonnier, Maryse Deleplancque, Anne-Claire Duez, Charles Goethals.

L’impact de mai 68 sur la psychanalyse

Vient de paraître

L’impact de Mai 68 sur la psychanalyse

Actes du colloque de Dimensions de la psychanalyse des 30 septembre et 1er octobre 2017

François Ardeven, Emmanuel Brassat,
Jean-Charles Cordonnier, Yann Diener,
Jean-Claude Fauvin, José Guey, Amîn Hadj-Mouri,
Karim Jbeili, Simone Lamberlin, René Lew,
Jean-Jacques Moscovitz, Frédéric Nathan-Murat,
Thierry Simonelli, Pierre Smet

© Lysimaque, 2019. ISSN 2609-0880. ISBN 978-2-906419-30-8. 21 x 14,8. 253 pp. 20 €.

En quoi Mai 68 a-t-il modifié la psychanalyse ne serait-ce qu’au travers du discours de Lacan ? Aujourd’hui la distance d’avec les « événements » de mai 68 ― et leur cinquantenaire ― implique une gageure : peut-on « éprouver » encore les En-Je (Lacan) de ce « joli mai » ? Ouverture et fermeture rapides (mais la Commune de Paris a duré à peine plus de deux mois, avec d’autres enjeux ― et les Versaillais sont toujours sur la brèche). Peut-on saisir avec un tel délai ce qui subsiste de ce qu’a été ce chamboulement (qui plus est au moins européen) ?

Pour toute commande, veuillez vous adresser à la Lysimaque
lysimaque@wanadoo.fr

 

Lille, Cartel : (re)Commencer. Lire Freud. Recommencer…

Jean-Charles Cordonnier
jchcordonnier@hotmail.com

(re)Commencer. Lire Freud. Recommencer…

On n’a jamais fini de lire Freud dont l’oeuvre s’achève sur trois points de suspension ; autant dire qu’elle ne s’achève pas…
Avec à l’esprit le colloque à venir de la pentecôte 2019 à Berlin autour du travail de René Lew, notre cartel se donne comme objet de travail la pulsion de mort. Je le dis tout de go : tout ce que j’ai lu jusqu’à aujourd’hui sur ce thème est fautif. Pour le dire d’un mot, la pulsion de mort (confondue avec la pulsion de destruction) y est rabattue sur la mort (voire sur le mal). Il aura fallu l’introduction de la récursivité en psychanalyse par René Lew pour que puisse se formuler de manière décisive ce qui n’était jusque-là qu’intuition : la pulsion de mort, c’est la récursivité.
Lors de la journée de travail à Berlin le 28 avril dernier, René Lew plaçait, notamment, dans son actuel schéma borro-projectif la pulsion de mort et la vie du côté de l’intension et les pulsions de vie et la mort du côté des extensions. (Je rappelle qu’un schématisme quel qu’il soit n’a de valeur que temporaire. Il met à plat les théories de qui l’écrit pour s’en soutenir dans un échange ; ça n’est pas fixé définitivement.) Un tel renversement éclaire l’introduction par Freud de la pulsion de mort en psychanalyse : Freud – l’analyste – introduit le concept de pulsion de mort dans sa/la théorie de la pratique analytique du fait même de la pulsion de mort comme récursivité (et non du fait de ce que Freud – l’homme – connait dans son histoire, aussi tragique soit-elle). Fût-ce à son insu, n’en déplaise à Freud…

Dates, heure, lieu, participants
Un jeudi sur deux, de début septembre à fin juin, à 20h30, au bureau de J.-Ch. Cordonnier : 2bis, rue Princesse, 59800 Lille.
Y participent : Daniel Acanthe, Jean-Charles Cordonnier, Maryse Deleplancque, Anne-Claire Duez, Charles Goethals.