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L’impact de mai 68 sur la psychanalyse

Vient de paraître

L’impact de Mai 68 sur la psychanalyse

Actes du colloque de Dimensions de la psychanalyse des 30 septembre et 1er octobre 2017

François Ardeven, Emmanuel Brassat,
Jean-Charles Cordonnier, Yann Diener,
Jean-Claude Fauvin, José Guey, Amîn Hadj-Mouri,
Karim Jbeili, Simone Lamberlin, René Lew,
Jean-Jacques Moscovitz, Frédéric Nathan-Murat,
Thierry Simonelli, Pierre Smet

© Lysimaque, 2019. ISSN 2609-0880. ISBN 978-2-906419-30-8. 21 x 14,8. 253 pp. 20 €.

En quoi Mai 68 a-t-il modifié la psychanalyse ne serait-ce qu’au travers du discours de Lacan ? Aujourd’hui la distance d’avec les « événements » de mai 68 ― et leur cinquantenaire ― implique une gageure : peut-on « éprouver » encore les En-Je (Lacan) de ce « joli mai » ? Ouverture et fermeture rapides (mais la Commune de Paris a duré à peine plus de deux mois, avec d’autres enjeux ― et les Versaillais sont toujours sur la brèche). Peut-on saisir avec un tel délai ce qui subsiste de ce qu’a été ce chamboulement (qui plus est au moins européen) ?

Pour toute commande, veuillez vous adresser à la Lysimaque
lysimaque@wanadoo.fr

 

Marseille, Séminaire

Mireille Paulin
06 88 70 20 85

Récursivité, psychanalyse, psychiatrie

Lille, Conférences : L’intelligence artificielle

AECF Lille (Association d’études de la chose freudienne
et de la logique de l’inconscient)
6, rue Henry-Bossut, 59100 Roubaix, tél. / fax : 03 20 47 26 34
Site : http://aecf-lille.com
courriel : sec.aecf@gmail.com

L’intelligence artificielle

Passées les précautions d’usage, l’I.A. (intelligence artificielle) se déploie déjà dans le cadre de toutes les technologies existantes. Ce, pour le meilleur et pour le pire, un peu comme l’atome et le nucléaire. Reste que ce dernier se tient à une relative distance de nos vies tandis que l’I.A. va co-formater nos existences jusqu’à ordonner presque tout entières les politiques de la Cité. C’est un peu comme si Créon avait à céder sa place à un demi-dieu capable d’un discours « indiscutable » qui, de facto, forclot toute subjectivité ! Antigone est donc mourante, ce en quoi le risque pour la psychanalyse est pour la première fois loin d’être négligeable. En effet, la puissance des calculateurs est déjà telle (et exponentielle) qu’il nous faut parier d’un discours produit par des milliards d’erreurs et réussites traitées en nanosecondes. La « chose » échappe ainsi et déjà à ses créateurs et les commande en partie « au Nom de l’intérêt général » (et encore de quelques particuliers)…

Les nécessités et urgences climatiques, biologiques, politiques renforceront et justifieront l’abandon systématique de nos responsabilités confiées à ces machines déjà opératoires et allant jusqu’au contrôle des votants (voir l’élection d’Obama et les réseaux sociaux ou celle de Trump avec l’entremise des Russes)… Quand on sait qu’aujourd’hui 70% des opérations financières mondiales échappent aux investisseurs, pour être dévolues à ces calculateurs hyper-puissants et infaillibles en calculs prédictifs et d’auto-apprentissages (boucles non imprédicatives), nous sommes en droit d’avoir la crainte d’une dés-humanisation en cours… La menace sur la valeur des « paroles » est désormais fondée, au point qu’il n’y ait déjà peut-être plus « rien à dire » qui soit « entendable » par quiconque de nos politiques: Les conséquences sont encore impensées ! Si nous savons les progrès de la télé-médecine et apprécions l’I.A. dans le recours diagnostic, qu’en est-il pourtant des drones assassins auto-gérés qui agissent en toute illégalité, des espionnages informatiques non détectables qui fouillent jusque notre vie jusqu’alors privée ? Notre vie intellectuelle, sociale, affective subit déjà des formatages discrets (voire les logiciels de Facebook qui choisissent quoi lire parmi les publications de nos « amis »). Comment enfin la parole pourra-t-elle « survivre », quand on ne saura même plus distinguer notre interlocuteur « réel » d’un robot dont le simulacre sera tel qu’il deviendra potentiellement un « compagnon » de vie, un « aidant » et qui nous connaîtra mieux que nos proches, voire que nous-mêmes ? Qu’en sera-t-il des robots « psychologues » déjà à l’oeuvre et des supposés « psychanalystes » qui œuvreront « dans le cloud » pour des boîtes privées, prétendant réaliser pour chacun, installé dans son canapé chez lui, les conditions « transférentielles » propres à légitimer un tel « simulacre » de cure analytique où « plus rien n’échappera à l’analyste », une paranoïa réussie ?!

Programme

8 septembre : Intervenant à définir
6 octobre : Amellal Samir
17 novembre : Benoît Laurie, Du corps nécessaire : que le dire prenne corps
15 décembre : Gabarron Garcia
19 janvier : René Lew, L’intelligence sans artifice 1. L’intelligence et l’affect
2 février : Dominique Guevenoux, Intelligence artificielle et psychanalyse (ou le film « I, a robot » d’Isaac Assimov)
9 mars : Amîn Hadj-Mouri, L’intelligence artificielle nous permet-elle de lire entre les lignes ? »
27 avril : Kevin Vancauwenberghe et Aurélien Bouvier
25 mai : René Lew, L’intelligence sans artifice 2. Artifices et facticités
15 Juin : Frédéric Tordo, Au-delà de la « crise » de la psychanalyse

Dates, horaires, lieu
Un samedi par mois,
de 14h30 à 16h30,
La maison des associations, 74 rue Royale, 59000 Lille.